Centre de secours

Historique

Le corps communal des Sapeurs-Pompiers de Luché-Pringé voit officiellement le jour le 24 octobre 1905 par une décision du Conseil Municipal.

« session extraordinaire,
Monsieur le Président expose au Conseil, ainsi qu’il l’a déjà fait les 06 août et 24 septembre 1905, l’utilité pour la commune de la création d’un service de secours contre l’incendie.

A la suite de cet exposé, le Conseil Municipal adopte la délibération suivante :

Considérant que la commune, dont la population est de 2181 habitants, est en voie d’acquérir une pompe incendie et le matériel de service nécessaire :

Le Conseil Municipal :

  1. demande que ce corps soit organisé en une subdivision de compagnie de 25 hommes au maximum
  2. s’engage au nom de la commune à subvenir, au moins pendant quinze ans, aux dépenses énumérées dans l’article 3 du décret du 10 novembre 1903.
  3. il sera pourvu à la dépense devant s’élever à environ 4500 francs (achat de la pompe et des accessoires 2000 francs, uniformes des hommes 1900 francs, construction d’un local 600 francs) à l’aide des ressources suivantes :
  • montant de la souscription publique 1700 francs
  • produit de la vente des peupliers 1500 francs
  • montant des subventions du Département et de l’Etat

Le Conseil prie le Préfet de vouloir bien accorder à la commune :

  • Chaque sapeurs-pompier recevra une indemnité annuelle de 10 francs.
  • Le conseil en exécution de l’article 10 du décret de 10 novembre 1903, nomme pour faire partie de la commission chargée d’examiner les demandes d’admission dans le corps et d’arrêter définitivement les statuts, Messieurs CHAUSSUMIER Alexandre et CORVAISIER Jules tous deux conseillers municipaux. »

La commune de Luché-Pringé s’était déjà penchée sur la possibilité de création du Corps communal par une séance du même conseil en date du 06 août 1905. En effet, le Maire Monsieur BOURDIN déposât une pétition revêtue de 160 signatures demandant que la commune fasse l’acquisition d’une pompe incendie. Le Conseil après en avoir prix connaissance, considère que cette pompe incendie serait à la commune d’une utilité incontestable.
Il est décidé d’acquérir cet engin de lutte contre les incendies en ouvrant une souscription publique.