Histoire de Luché-Pringé

Le nom de Luché rappelle les origines romaines de la commune puisqu’il signifie « bois sacré » (lucus).

Le bourg de Luché s’organise autour de sa place et de son église. A 3 kms, celui de Pringé s’est bâti autour de l’église. La composition argileuse et calcaire du sol permit de diverses cultures comme le chanvre.

La structure du territoire de la commune est étroitement liée à l’histoire des seigneuries et de ses fiefs.

Le village est situé sur un des itinéraires secondaires vers Saint Jacques de Compostelles, les deux églises de Luché et de Pringé ont été des étapes pour les pélerins.

Pendant les guerres de religions, Luché a été le théâtre des affrontements entre catholiques et protestants et quelques édifices ont été endommagés (notamment l’église). Les seigneurs de la région cherchant à détruire tout ce qui rappelait le « Papisme » beaucoup de livres, statuts, mobilier ont été détruits. Un temple protestant aurait été édifié sur la plaine de Gallerande.

En 1863, débute le grand projet baptisé « l’étoile de la Flèche » qui lance la construction d’une ligne de chemin de fer d’environ 35 kms reliant la Flèche à Aubigné qui servira aux voyageurs et aux marchandises jusqu’en 1970.

Grâce à son essor, Luché-Pringé recevra l’électricité en 1925.

Luché-Pringé possède un patrimoine architectural intéressant : six monuments historiques classés :

Et un site classé :

Eglise de Saint Martin de Luché

L’église est construite au dessus d’une source « La source Sainte Appoline » (Sainte Appoline, jeune martyre du IIIe siècle) ce qui laisserait supposer l’existence d’un ancien site sacré.

L’édifice possède des bases antérieures au XIIème siècle.

En 1057, les moines bénédictins de l’ordre de Saint Aubin fondent le prieuré de Saint Martin. Et entreprennent la construction de l’Eglise qui sera endommagée pendant la guerre de cent ans.

En 1796, l’église est vendue à un fermier de « La Brosse » Pierre Lépine, qui la rend au « culte ».

En 1921, La foudre tombe sur le clocher et un incendie embrase l’Edifice. La nef est détruite et le clocher très abîmé. Le clocher est restauré mais la nef reconstruite en partie.

Notre Dame de Pringé

Le chœur de cette petite église est construit en pierre de taille au XIIème siècle. La nef est romane et percée d’étroites baies en ogive. Les peintures murales, grandeur nature représentent St Hubert et Ste Barbe.

Les vitraux sont du XVème, XVème et XVIIème. Le clocher est pyramidal.

L’église de Pringé est plus récente que celle de Luché.

Le château de la Grifferie

Le château de la Grifferie est un ensemble architectural relativement homogène, il se situe sur la rive droite du Loir construit pour l’essentiel au XVIIème siècle.
Le corps de logis et la cour d’honneur bordée de dépendances symétriques ont conservé la disposition qu’ils avaient au début du XVIIème. La construction de la Grifferie a été facilitée par les nombreuses carrières de Tuffeau qui bordent le coteau du Loir.

Le manoir de Venevelles

Venevelles forme un ensemble architectural complexe, résultat de plusieurs époques de construction. L’ensemble étant basé probablement sur des fondations romaines.
Il s’agit d’un manoir du XIVème siècle, entouré de larges fossés. Une des tours du château aurait servi aux offices protestants.
Il est entouré de douves alimentées par la rivière l’Aulne.
Il doit sa forme actuelle aux travaux entrepris après la guerre de cent ans par la famille d’Espaigne, propriétaire pendant six siècles.

Le moulin de Mervé

Mervé ne se trouve qu’à 1 kilomètre du bourg de Luché, sur la rive droite du Loir. Le château est construit entre 1811 et 1846. Il fut occupé puis incendié par les Allemands en 1944. Néanmoins des écuries remarquables subsistent aujourd’hui.

L’ancien Prieuré de Saint Martin

Au XIIème siècle, le prieuré de Saint-Martin appartient aux moines de Saint-Aubin d’Angers.

Il est en grande partie détruit pendant la guerre de Cent Ans et reconstruit à la fin du XVème siècle

La présence de coquilles indique que ce prieuré servait de logis aux pélerins de Saint-Jacques de Compostelle.

Au XVIIème, les jésuites de la Flèche reprennent le prieuré et y installent une école.

Aujourd’hui c’est une maison d’habitation.

Gallerande

Le Château de Gallerande repose sur des fondations médiévales, il s’agissait d’une forteresse défensive édifiée à partir du XIème ou XIIème siècle.
Comme beaucoup de châteaux des bord de Loir, Gallerande a été pris par les Anglais durant la guerre de Cent ans.
Le premier seigneur connu, en 1173, est Garin de Galaranda auquel ont succédé (avant 1180) hugo de Galaranda, puis en 1239 Hamelin de Galaranda.
L’héritière de ces trois premiers seigneurs épousa son voisin Robin II de Clermont (dont la pierre tombale le représentant se trouve dans l’église de Luché). Ce ménage fut à l’origine de la famille de Clermont-Gallerande qui conserva le château jusqu’à la révolution. Louis II de Clermont-Gallerande transforma la forteresse en maison d’habitation, Puis le château fut acheté en 1822 par la famille de Sarcé, dont descend la famille de Ruillé. De cette famille, demeurent quelques tombes dans l’ancien cimetière de Pringé. Il s’agit de tombes surmontées de la croix caractéristique de l’Ordre de Malte, auquel la famille appartenait. Puis au décès de la Contesse de Ruillé, le château fut légué à cet ordre et revendu à des particuliers.